Voici la liste des noms de femmes qui ont fait parti des filles de roi

de ma descendance et aussi savoir pourquoi on les appellaient ainsi.

 

Barbe Dorange
Jeanne le Chevalier
Jeanne Rossignol
Jeanne Sauvenier/Savonnet

 

Les Filles du Roi sont des jeunes femmes célibataires qui voulaient immigrer en Nouvelle-France au XVIIe siècle pour s'y marier, y fonder un foyer et établir une famille pour coloniser le territoire. Le Roi de France agissait comme un tuteur (leur père) en payant les frais de son voyage ainsi qu'une dot lors de son mariage. Cette dot était ordinairement de 50 livres. Elles étaient pour la majorité originaires du nord-ouest de la France, souvent orphelines, élevées dans des couvents, et d'origine modeste.

Pour peupler la colonie française d’Amérique de la Nouvelle-France qui a été, à ses débuts, une colonie d’exploitation du commerce des fourrures, il a fallu fournir aux cultivateurs célibataires, qui ont immigré, des femmes pour fonder une famille et avoir des enfants. Elles recevaient une dot du Roi de France qui comprenait des objets utiles à leur nouvelle vie. En contraste, la colonie anglaise d’Amérique de la Nouvelle-Angleterre a été directement, dès ses débuts, une colonie de peuplement avec des familles entières qui ont immigré, réfugiées politiques, économiques ou religieux. La colonisation espagnole du sud de l’Amérique a été encore bien différente avec l’idéologie des conquérants (conquistadores) venus pour piller et retourner en Espagne avec le maximum de richesses.

Orphelines, filles de condition modeste, sans fortune, ces jeunes femmes arrivent dès le 22 septembre 1663 pour peupler la Nouvelle-France. Celles établies à Montréal ont été accueillies par Marguerite Bourgeoys. Elles sont environ 800 à être envoyées en Nouvelle-France. Dix ans plus tard, elles avaient fait tripler la population.

Envoyées par le roi de France Louis XIV à la demande de l’intendant Jean Talon, ces filles avaient en général entre 15 et 30 ans. Elles venaient pour la plupart des orphelinats des villes côtières telles que Honfleur, Dieppe ou La Rochelle, des Hôpitaux généraux de Paris, des hospices où étaient gardés les pauvres, les enfants abandonnés, etc. Elles débarquaient avec une dot du roi (qui était généralement une draperie et quelques articles ménagers), qui parfois n’était même pas versée et, six mois plus tard, ces filles étaient généralement mariées

Les filles cherchaient des hommes qui avaient une maison ou une terre, dit-on. Les colons, de leur côté, essayaient de choisir les femmes les mieux portantes pour le travail de la ferme. On les présentait les uns aux autres lors de soirées organisées. Il y avait ensuite l’étape du notaire, puis celle du mariage à l’église.

Il est difficile, sinon impossible, de savoir en quoi leur éducation a consisté. Semblables en cela aux femmes et aux hommes de leur temps, la plupart d’entre elles ne savaient ni lire ni écrire. Parmi elles, quelques “beaux partis” étaient destinés aux officiers du régiment de Carignan-Salières ou aux célibataires d’origine bourgeoise ou noble. C’était des "demoiselles". Leur nombre, puisqu'on souhaitait surtout l’apport de femmes robustes et aptes au travail, était mesuré. Au total, moins d’une cinquantaine de Filles du Roy appartenaient à cette élite.

Entre leur arrivée à Québec et leur mariage, les Filles du Roy étaient placées sous la protection de religieuses, de veuves ou de familles. Elles y étaient logées et nourries.

Dot donner aux filles de roy

En plus des vêtements, il devait être fourni une cassette (coffre), une coiffe un mouchoir de taffetas, un ruban à souliers, cent aiguilles, un peigne, un fil blanc, une paire de bas, une paire de gants, une paire de ciseaux, deux couteaux, un millier d'épingles, un bonnet, quatre lacets et deux livres (2£) en argent sonnant. Parmi les conditions d'acceptation, les filles du roy devaient être âgées entre 16 et 40 ans, et n'être «point folles» ni «estropiées». En principe, il fallait de «jeunes villageoises n'ayant rien de rebutant à l'extérieur et assez robustes pour résister au climat et à la culture de la terre».

Je voudrais juste revenir sur un fait concernant les Filles dite du Roy.
Toutes ces filles n' étaient pas obligatoirement envoyées en Nouvelle France et il se trouvait sur les différends ports, des filles en partance pour le Québec, mais aussi en partance pour la Guyane, les Antilles, ainsi que pour toutes les colonies françaises de l' époque (Indes, Afrique, Madagascar,) où étaient établis des colons et que le Roy voulait y faire fonder de nouvelles familles.
Aussi il ne faut pas s' étonner de ne pas trouver certains noms au Québec. Même si elles sont sur des listes retrouvées sur les ports, ou au départ des différentes villes de France. Il serait intéressant de retrouver le lieu où sont parties les autres filles, mais cela serait un travail énorme.
Contrairement à ce que certaines personnes pensent, Les Filles du Roi ne sont pas toutes des Orphelines, loin s' en faut.

(coffre des filles de roy)


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